Les rénovations globales de logements explosent : 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ces chiffres nationaux, une question très concrète se pose si vous êtes propriétaire ou copropriétaire : combien reste-t-il réellement à payer pour des travaux lourds de rénovation énergétique ?
À partir des derniers chiffres officiels, on peut aujourd’hui se faire une idée assez précise du budget moyen, du niveau d’aide et de l’impact sur les fameuses « passoires thermiques » (logements très mal classés au DPE). Voici ce que cela change pour votre porte-monnaie si vous envisagez une rénovation globale.
Les données publiées concernent uniquement les logements ayant bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour une « rénovation d’ampleur » en 2024.
Concrètement, cela vise :
Au total, 46 800 passoires thermiques ont été rénovées, soit 51 % des logements aidés. Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe même à 74 %. Autrement dit, les aides actuelles ciblent fortement les logements les plus énergivores.
Pour mesurer l’impact sur votre budget, un chiffre clé ressort : le montant moyen des travaux par logement a été établi à 41 500 euros.
Ce montant moyen correspond à :
Si vous êtes copropriétaire, une partie de ce montant correspond à votre quote-part dans des travaux votés en assemblée générale. Les 41 500 euros restent une moyenne nationale : selon la taille du logement, l’état initial, ou la nature exacte des travaux, votre budget pourra être plus bas ou plus élevé, mais cela donne un ordre de grandeur réaliste pour une rénovation globale.
Sur ces 41 500 euros de travaux moyens, l’Anah a pris en charge en moyenne 63 % du coût. C’est le deuxième chiffre clé pour votre budget.
En pratique, cela signifie que, pour un logement bénéficiant d’une aide Anah dans ce cadre :
Si l’on applique ce taux moyen à la facture moyenne :
Attention : ce sont des moyennes. Les chiffres montrent aussi que tous les ménages ne sont pas aidés de la même façon :
Autrement dit, plus vos revenus sont modestes, plus vous avez de chances d’être fortement aidé dans une rénovation d’ampleur. Les ménages plus aisés restent minoritaires dans ces rénovations massivement subventionnées.
Parmi les logements aidés, 46 800 étaient des passoires thermiques, soit 51 % de l’ensemble. Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part monte à 74 %.
Pour vous, si votre logement est mal classé au DPE (étiquettes F ou G par exemple), ces chiffres signifient deux choses :
Dans la pratique, cela se traduit par :
En combinant les chiffres disponibles, on peut résumer ainsi l’impact budgétaire moyen d’une rénovation d’ampleur aidée par l’Anah :
Si vous êtes un ménage modeste, vous faites partie de la catégorie qui concentre 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur, avec une priorité donnée aux passoires thermiques (74 % des logements aidés par ce biais). Vous êtes donc dans la cible principale des aides les plus importantes.
Si vous êtes plus aisé, vous pouvez tout de même bénéficier d’aides, mais les chiffres montrent que vous êtes moins nombreux à entrer dans ce type de projet subventionné (12 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur). Votre reste à charge peut donc être plus conséquent, même si le taux moyen de 63 % donne une idée de ce qui est possible.
En copropriété, le fait que 42 % des rénovations concernent ce type de biens montre que les projets collectifs sont désormais largement soutenus. Votre coût final dépendra alors de votre quote-part dans la copropriété et des aides mobilisées au niveau de l’immeuble.
Les derniers chiffres montrent que les rénovations d’ampleur sont désormais massivement aidées : 2,4 milliards d’euros de subventions pour 91 900 logements, un montant moyen de travaux de 41 500 euros et un taux moyen de prise en charge de 63 % par l’Anah.
Pour vous, propriétaire ou copropriétaire, cela signifie que :
Avant de vous lancer, il est essentiel de bien faire diagnostiquer votre logement (DPE, audit énergétique) pour cibler les travaux les plus efficaces et optimiser les aides possibles. Chez DIAG AUVERGNE, nous pouvons vous accompagner sur cette première étape clé pour chiffrer au plus juste votre projet et anticiper son impact réel sur votre budget.

