Demandez
votre devis gratuit
Type de transaction :
Une vente
Une location
Autre
Type de bien :
Une maison
Un appartement
Un autre bien
Rénovation énergétique d’ampleur : combien ça vous coûte vraiment avec les aides de l’Anah ?
16 Septembre 2026

Rénovation énergétique d’ampleur : combien ça vous coûte vraiment avec les aides de l’Anah ?

Les rénovations globales de logements explosent : 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ces chiffres nationaux, une question très concrète se pose si vous êtes propriétaire ou copropriétaire : combien reste-t-il réellement à payer pour des travaux lourds de rénovation énergétique ?

À partir des derniers chiffres officiels, on peut aujourd’hui se faire une idée assez précise du budget moyen, du niveau d’aide et de l’impact sur les fameuses « passoires thermiques » (logements très mal classés au DPE). Voici ce que cela change pour votre porte-monnaie si vous envisagez une rénovation globale.

Rénovation d’ampleur : de quels logements et de quels ménages parle-t-on ?

Les données publiées concernent uniquement les logements ayant bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour une « rénovation d’ampleur » en 2024.

Concrètement, cela vise :

  • 91 900 logements ayant réalisé des travaux lourds de rénovation énergétique, pas de simples petits gestes isolés.
  • Des ménages aux profils variés, mais avec un net avantage pour les foyers modestes via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • À la fois des logements individuels et des logements en copropriété : les copropriétés représentent 42 % des rénovations aidées.
  • Des logements mis en location avec avantage fiscal via le dispositif Loc’Avantages, mais dans une proportion très faible : seulement 3 % des rénovations.

Au total, 46 800 passoires thermiques ont été rénovées, soit 51 % des logements aidés. Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe même à 74 %. Autrement dit, les aides actuelles ciblent fortement les logements les plus énergivores.

Combien coûtent réellement les travaux ? Le budget moyen par logement

Pour mesurer l’impact sur votre budget, un chiffre clé ressort : le montant moyen des travaux par logement a été établi à 41 500 euros.

Ce montant moyen correspond à :

  • Des travaux d’ampleur, souvent avec plusieurs postes combinés (isolation, chauffage, ventilation, etc.).
  • Un investissement significatif, très au-dessus d’un simple changement de chaudière ou de quelques fenêtres.

Si vous êtes copropriétaire, une partie de ce montant correspond à votre quote-part dans des travaux votés en assemblée générale. Les 41 500 euros restent une moyenne nationale : selon la taille du logement, l’état initial, ou la nature exacte des travaux, votre budget pourra être plus bas ou plus élevé, mais cela donne un ordre de grandeur réaliste pour une rénovation globale.

Quel niveau d’aide pouvez-vous espérer ? Le taux moyen de prise en charge

Sur ces 41 500 euros de travaux moyens, l’Anah a pris en charge en moyenne 63 % du coût. C’est le deuxième chiffre clé pour votre budget.

En pratique, cela signifie que, pour un logement bénéficiant d’une aide Anah dans ce cadre :

  • La part financée par les aides publiques est majoritaire.
  • La part restant à la charge du ménage représente en moyenne 37 % du montant des travaux.

Si l’on applique ce taux moyen à la facture moyenne :

  • Montant moyen des travaux : 41 500 euros.
  • Part moyenne prise en charge par l’Anah (63 %) : une aide importante sur ce total.
  • Part moyenne restant à payer par le ménage : 37 % de ces 41 500 euros.

Attention : ce sont des moyennes. Les chiffres montrent aussi que tous les ménages ne sont pas aidés de la même façon :

  • Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations via ce même dispositif.

Autrement dit, plus vos revenus sont modestes, plus vous avez de chances d’être fortement aidé dans une rénovation d’ampleur. Les ménages plus aisés restent minoritaires dans ces rénovations massivement subventionnées.

Passoire thermique : quel effort financier pour sortir du rouge ?

Parmi les logements aidés, 46 800 étaient des passoires thermiques, soit 51 % de l’ensemble. Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part monte à 74 %.

Pour vous, si votre logement est mal classé au DPE (étiquettes F ou G par exemple), ces chiffres signifient deux choses :

  • Les aides actuelles sont clairement orientées vers les logements très énergivores.
  • Une rénovation d’ampleur, avec un budget moyen de 41 500 euros et une prise en charge moyenne de 63 %, permet concrètement de sortir une grande partie de ces logements du statut de passoire thermique.

Dans la pratique, cela se traduit par :

  • Un investissement personnel important, mais très réduit par rapport au coût total grâce aux aides.
  • Une amélioration nette du DPE, qui peut peser sur la valeur de revente, l’attractivité à la location et les futures obligations réglementaires liées aux passoires thermiques.

Quel coût final pouvez-vous anticiper pour votre projet ?

En combinant les chiffres disponibles, on peut résumer ainsi l’impact budgétaire moyen d’une rénovation d’ampleur aidée par l’Anah :

  • Travaux moyens : 41 500 euros par logement.
  • Taux moyen de prise en charge par l’Anah : 63 %.
  • Part moyenne restant à votre charge : 37 % du montant des travaux.

Si vous êtes un ménage modeste, vous faites partie de la catégorie qui concentre 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur, avec une priorité donnée aux passoires thermiques (74 % des logements aidés par ce biais). Vous êtes donc dans la cible principale des aides les plus importantes.

Si vous êtes plus aisé, vous pouvez tout de même bénéficier d’aides, mais les chiffres montrent que vous êtes moins nombreux à entrer dans ce type de projet subventionné (12 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur). Votre reste à charge peut donc être plus conséquent, même si le taux moyen de 63 % donne une idée de ce qui est possible.

En copropriété, le fait que 42 % des rénovations concernent ce type de biens montre que les projets collectifs sont désormais largement soutenus. Votre coût final dépendra alors de votre quote-part dans la copropriété et des aides mobilisées au niveau de l’immeuble.

Conclusion : un reste à charge important, mais fortement réduit par les aides

Les derniers chiffres montrent que les rénovations d’ampleur sont désormais massivement aidées : 2,4 milliards d’euros de subventions pour 91 900 logements, un montant moyen de travaux de 41 500 euros et un taux moyen de prise en charge de 63 % par l’Anah.

Pour vous, propriétaire ou copropriétaire, cela signifie que :

  • Une rénovation globale reste un projet lourd financièrement, mais les aides peuvent couvrir une grande partie de la facture.
  • Si votre logement est une passoire thermique, vous êtes clairement dans la cible prioritaire des aides actuelles.
  • Votre reste à charge dépendra de vos revenus, du type de logement (individuel ou copropriété) et de la nature précise des travaux.

Avant de vous lancer, il est essentiel de bien faire diagnostiquer votre logement (DPE, audit énergétique) pour cibler les travaux les plus efficaces et optimiser les aides possibles. Chez DIAG AUVERGNE, nous pouvons vous accompagner sur cette première étape clé pour chiffrer au plus juste votre projet et anticiper son impact réel sur votre budget.

Diagnostics maison Riom 63200
DPE Aigueperse 63260